Les Saintes, Marie-Galante et la Gwada, ces noms qui font rêver les marins…

Bateau vendu, mais aventure qui continue ! Dans les négociations nous avions introduit le fait que nous voulions profiter encore un peu des Antilles avant de céder le bateau, confiants que nous étions à propos de nos talents de négociateurs acquis en terres africaines. Nous reviendrons en Martinique début juin, mais pour l’heure, il s’agissait d’aller découvrir la Guadeloupe.

Après une session bouteille d’Orangina, ou machine à laver (programme long : 22h) au vent de la Martinique puis de la Dominique, nous avons atterri aux Saintes, à Terre de Bas, où nous attendait Django, cet autre First 30 parti d’Arzal quelques mois avant nous. Chouettes balades à terre dans les rues très tranquilles de l’île. Tour de l’île pour les plus courageux. Et surtout découverte impressionnante des volumes de sargasses qui finissent sur les plages, se décomposent puis finissent par sentir très mauvais ! On a quand même trouvé un petit troquet ou boire un coup et manger un morceau avec Thibault et Marie-Anne, nos voisins de mouillage, avant de les retrouver chez eux pour une soirée sympa sous des trombes d’eau !

 

Direction Pointe-à-Pitre le lendemain. La classe de Guadeloupe, qui nous suit à travers le projet que mène Hélène depuis le début du voyage, vient visiter le bateau au port. Test de flottabilité à 30 sur un First 30, pour la photo de classe et la postérité, le bateau flotte toujours ! C’était drôlement rigolo de voir à quel point les enfants avaient suivi le projet, savaient par où nous étions passé, combien de fois nous avions vu des dauphins ou des baleines, etc… Chaque enfant avait préparé une question, et était vraiment curieux au sujet du fonctionnement du bateau ou de ses équipements. La radio VHF a eu un gros succès, et le rocking, qui consiste à faire rouler le bateau d’un bord sur l’autre, les a beaucoup fait rire. Super rencontre avec les enfants, l’institutrice Micheline et les parents d’élèves. Des cadeaux plein les mains à leur départ du ponton, nous sommes conviés quinze jours plus tard à l’école pour une journée bien remplie. Exposés sur les thématiques qu’ils ont abordées autour du projet et de l’environnement marin. Danses pour sensibiliser aux menaces auxquelles doivent faire face les baleines (pollutions en tout genre, pêche, etc…). Présentation du jeu de société réalisé sur le principe du mille bornes. Le premier arrivé sur les côtes norvégiennes en ayant déjoué les pièges à gagné ! Puis après-midi observation de cétacés à la pointe des châteaux, avec vue imprenable sur la Désirade, mais malheureusement sans succès.

 

Après les enfants, ce sont les familles qui nous ont rendu visite. Karim et Marie, la sœur d’Hélène, ainsi que les parents d’Alex nous ont rejoint pour les vacances de Pâques. Heureux que nous étions d’être enfin en vacances nous aussi, nous avons mis cap sur les Saintes, une nouvelle fois. Et tous les bateaux copains de nous y retrouver pour fêter les 30 ans d’Hélène sur la plage de l’Anse Mire, autour d’une grande grillade au feu de bois et d’une bonne dose de planteur made in Nijerez! Emouvante soirée d’anniversaire où une bonne partie des copains ont répondu présent, en plus de la famille en visite. Bien évidemment, et nous aurions eu du mal à l’imaginer sans eux, l’équipe Portoloin était de la partie, et nous avait préparer une super chanson, reprise en cœur par l’assemblée. Le bateau s’est encore alourdi de la montagne de cadeaux qu’Hélène a reçu, et nous sommes définitivement hors-jeu pour régater désormais… snif ! D’ailleurs, Yann et Laura qui ne voulaient pas se faire à l’idée que nous avions bel et bien un bateau de croisière désormais, ont loué un catamaran de sport qui va vite dès le lendemain matin.

L’ambiance aux Saintes est vraiment chouette, touristique mais pas trop, en tous cas quand nous y étions, avec beaucoup de petites boutiques charmantes et de terrasses sur la mer. Et puis assez peu de circulation, ce qui rend les balades à pied vraiment agréables. On croise quelques iguanes au détour d’un virage, ou bien on longe la mer jusqu’à une autre plage, celle du Pain de sucre par exemple, où nous avons fait un plouf en fin de journée avec Claire. Et puis, nous avions réservé depuis longtemps une plongée bouteille. Avec baptême au programme pour les Blossier ! Le spot était vraiment riche en gorgones et coraux, et un peu moins en poissons, mais la visibilité était top.

 

Enième resto d’adieux avec les copains le dimanche soir, et puis on a laissé filé Cédric et son Dizaon, qui eux continuent vers le Pacifique, les petits veinards. Iala aussi poursuit vers Panama. Et les autres, qui ont décidé de ramener leur bateau en France, se préparent pour la traversée retour ! A bord de Nijerez, séparation des troupes aussi : Yann et Laura s’en vont découvrir la Guadeloupe par la terre, pendant qu’Alex subtilise le bateau quelques jours avec ses parents sous le vent de l’île. Hélène, Marie et Karim ont eux aussi un programme bien chargé pour une grosse semaine à terre. Retrouvailles prévues à Marie Galante le week-end suivant ! Jetez un œil aux photos pour découvrir ce qu’on a vu de la Guadeloupe, car aucun d’entre nous ne l’a visité de la même façon, alors ce serait compliqué de vous raconter ce qu’on a fait !

Marie-Galante est un petit bout d’île plein de charme ! Le port de Grand Bourg est animé par l’arrivée des bateaux qui font la navette depuis Pointe-à-Pitre, et on s’arrête volontiers à la terrasse d’un des cafés du port pour profiter un peu de l’ambiance paisible. Nijerez a trouvé une petite place, gratuite (c’est suffisamment rare pour le souligner, sans trop l’ébruiter), dans le port de Grand Bourg, et on profite des super bungalows loués par la famille, sur les hauteurs et avec la mer à perte de vue. Grillades, siestes rêveuses ou même bains chauds dans la baignoire encastrée dans le plancher de la terrasse, ou douche avec vue mer ! Bien entendu, tout amateur de Rhum qui vient aux Antilles françaises et qui se renseigne à propos du Rhum, entend vite parlé de Marie-Galante. Ni une ni deux, nous voilà en route pour la visite des distilleries Bielle et Bellevue. Malheureusement elles ne tournent pas le dimanche, mais la dégustation était ouverte… et nous de repartir chacun avec une bouteille ou un cubis de ce qui nous a plu. Pour… certains d’entre nous, les rhum blancs de Marie-Galante restent les plus savoureux en Ti-Punch ! Mais chacun ses goûts. On s’est aussi baladés le long de la côte sous le vent, celle au vent étant farcie en sargasses… Et il y a vraiment de superbes plages, une belle rivière que l’on peut remonter en kayak, et quelques chouettes balades sur des sentiers (plus ou moins) côtiers ! Qui débouchent parfois sur de chouettes falaises de calcaire qui ne sont pas sans rappeler la Normandie.

Et puis c’était déjà l’heure de quitter la Guadeloupe pour les parents Chailloux, direction Paris mais avec une visite express de la Martinique sur la route. Yann et Laura ont profité un peu plus longtemps de l’ambiance si plaisante de Marie-Galante, et Alex et Hélène ont rejoint la Grande Terre avec Marie et Karim pour découvrir le nord de la Guadeloupe. On a découvert où les Guadeloupéens profitent des plages le week-end, le long de belles plages ombragées où on peut aussi s’offrir une super glace coco, goyave, passion ou autre parfum tropical ! On a aussi refait un saut vers la route de la traversée, celle qui permet de relier la côte sous le vent de Basse Terre. Du beau milieu de l’île partent de chouettes sentiers au beau milieu de la forêt tropicale trèèèèès humide. On longe bien souvent des rivières où l’eau est claire et fraîche, mais on s’y est baignés deux trois fois.

Après la visite du très moderne et très réussi Mémorial Acte, musée dédié à l’histoire de la traite négrière (que l’on recommande vivement ! Le musée, pas la traite!), entre autres, nous avons ce coup-ci laissé repartir Marie et Karim, ravis qu’ils étaient de leurs vacances guadeloupéennes ! Et nous nous sommes retrouvés avec Yann et Laura, à Pointe-à-Pitre, avant qu’eux ne s’éclipsent pour quelques semaines en Martinique pour y faire du woofing.

Le wwoofing, c’est une sorte de troc : quelques heures de travail par jour dans une ferme ou un jardin bio en échange du gîte et du couvert. Ainsi durant 3 semaines, Yann et Laura ont troqué les maillots de bain pour bottes et coutelas (machette !). Tout d’abord dans le Nord, zone (très) humide et montagneuse, chez des Martiniquais qui avaient besoin d’un coup de main dans leur grand jardin. Ils ont filé de bons coups de main à Yvette ou bien Guillaume pour semer, désherber, tailler voire terrasser ! C’était aussi l’occasion d’en apprendre beaucoup sur la vie martiniquaise lors des repas avec les hôtes : passé esclavagiste, rôle des békés dans la société, quotidien, problématiques et potentiels de l’île et dégustations de plats locaux et des nombreux fruits, racines et feuillages du coin : Moringa, pomme liane, jacques, chardon béni, merises,… Le tout dans un cadre assez sympa car ils logeaient dans une petite cabane dans la foret tropicale. Étant assez isolés, le stop permet de se déplacer, et ça fonctionne plutôt bien. Les gens sont super chaleureux et n’hésitent pas à faire des détours pour amener au plus proche de la destination, discutent volontiers et certains invitent même à prendre le ti punch chez eux !!!!

Dans un second temps, ils sont allés dans le sud, plus chaud, plus sec et plus plat chez un couple qui monte un projet de forêt nourricière. Après la vue incroyable des hauteurs de la montagne Pelé, c’est sur fond de mer qu’ils ont bossé sous le soleil et sous les épines des épineux. Ici le travail est plus intense et les wwoofers plus nombreux car essentiels au bon fonctionnement de la ferme. L’ambiance y était fun et bienveillante. Au programme : plantation d’arbres, sarclage, paillage, défrichage à la machette (ça envoie!), arrosage, délianage, etc… car ici tout pousse vite (jusqu’à 10m en 15 jours pour le bambou parait-il), les arbres mais aussi les mauvaises herbes  ! Sans compter la routine (soigner, nourrir, sortir et rentrer) du matin et du soir avec les ânes, les moutons et les poules ! Moments très riches et conviviaux ! Ils ont eu l’occasion de vivre à la martiniquaise pendant quelques semaines et en étaient ravis !

 

Nijerez, lui est reparti vers Marie-Galante. Vous suivez toujours ? J’avoue qu’on fait un peu des ronds dans l’eau ! Mais c’est parce que s’y déroulait le festival Terre de Blues. Et que nous (Hélène et Alex) avions beaucoup envie d’écouter Mélissa Laveaux. On y a aussi découvert les chanteuses de Gospel des Como Mamas ! Pas convaincus par les appels à croire en Dieu, mais plutôt séduits par la force qu’elles dégagent dans leur chanson et l’envie qu’elles semblent partager pour venir sur scène chanter. Et puis, même s’il faut bien avouer qu’il surfait sur la renommée des chansons de son défunt père, nous avons beaucoup aimer chanter les classiques de Bob Marley repris par son fils Ky-Mani. C’était d’autant plus chouette d’assister à cette soirée que le site du festival est superbe, et qu’ils ont eu la bonne idée de mettre la scène en contrebas d’une pente… et que tout le monde a une super vue sur la scène ! Comme la maman de nos copains d’Arquipelago par exemple, qui une jambe dans le sac, assise sur une chaise, a pu profiter pleinement du concert ! Et même des scènes en off, lorsque le concert s’est arrêté à cause d’un énoooorme grain tropical qui a inondé la scène, et que nous avions couru nous réfugier au bar en l’oubliant sous la pluie ! Chouettes moments passés avec les copains au mouillage de St Louis, très animé avec la venue de nombreux bateaux pour le festival. Puis Nijerez s’en est allé aux Saintes, profiter encore un peu de ces îles tranquilles que son équipage a beaucoup aimé, avant de rejoindre la Dominique ! Mais ceci une autre histoire… que nous vous raconterons de vive voix.

Pour l’heure, nous voilà tous les 4 de retour en métropole, et notre fidèle Nijerez est entre les mains de Brigitte à Fort de France. Nijerez devrait devenir Sea Naps, et permettre à sa nouvelle propriétaire d’apprendre à naviguer entre Saint Pierre et les Anses d’Arlet, où nous avons savouré nos dernières semaines antillaises, en compagnie des amis et de la famille venus nous rendre visite. Place à de nouveaux projets….

The End

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. dbloblo dit :

    Je ne sais pas quel est le meilleur rhum, car je ne les ai pas encore tous goûtés, mais certains de Martinique ne sont pas mal non plus !

    J'aime

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