8 – Un mois au Sénégal

Début décembre 2017, après une traversée de 8 jours, nous arrivions pour notre première escale africaine : le Sénégal.

On y est resté 1 mois, le temps de notre passavant. Le passavant c’est comme un visa d’entrée dans le pays mais uniquement pour les voyageurs en bateau. Il nous donnait l’autorisation de rester sur le territoire sénégalais durant 30 jours. Nous avons donc quitté le pays 30 jours plus tard, début janvier, et célébré les fêtes de noël et du nouvel an dans ce pays.

Nous sommes arrivés dans la ville de Dakar, tout à l’ouest du pays. Nous en sommes repartis depuis Ziguinchor, une ville au fond de l’estuaire du fleuve Casamance, au sud du pays. Mais l’endroit où nous sommes restés le plus longtemps, c’est le delta du Saloum. Nous y avons réalisé deux projets avec l’association Voiles Sans Frontières : un avec l’école de Siwo, l’autre dans le village de Bassar (Yann y a construit des jeux pour les tous petits). Il était accompagné de l’équipage du bateau Portoloin et de celui de Dizaon. Laura a quitté le bateau pour deux semaines pour réaliser un projet avec une autre association : Handisable. Elle est ergothérapeute et est intervenue pour l’association, auprès d’enfants atteints d’un handicap. Nous avons donc découvert le Sénégal à trois bateaux et on y a trouvé aussi des amis avec qui nous avons continué de naviguer tant qu’on a pu.

Ce fut un dépaysement total, nous avons découvert d’autres manières de vivre, des différences culturelles, des paysages, une nourriture loin de ce que nous connaissons. Nous nous sommes trouvés dans trois régions différentes, habitées par trois ethnies différentes parlant trois langues différentes : à Dakar nous étions chez les Wolof, dans le Saloum chez les Sérères et en Casamance, nous avons rencontré la culture Diola. A chacun sa culture, ses croyances, son mode de vie.

Au Sénégal, la religion musulmane domine et différentes religions se côtoient. On trouve également des chrétiens et des animistes.

Le paysage que nous avons le plus fréquenté est celui de la… Mangrove. Pour aller de Dakar au Saloum puis du Saloum en Casamance, nous avons navigué de nuit, en faisant bien attention de ne pas foncer sur une pirogue de pêcheur ! Il y en avait beaucoup le long de la côte, souvent sans éclairage. On a veillé attentivement ! Dans les fleuves, l’eau est saumâtre (un mélange d’eau salée de la mer et d’eau douce de la rivière) et le long de leur berge pousse la mangrove. De nombreux animaux y viennent, c’est un habitat important pour les espèces animales et notamment pour les oiseaux. Certains viennent d’Europe, ils migrent quand le froid de l’hiver s’installe. Ils regagnent le climat chaud de l’Afrique et la nourriture qui abonde dans les bolongs sénégalais. Les populations qui vivent ici en ont plusieurs utilisations aussi…

C’est par ici pour découvrir tout cela en vidéo :  » 6 – Sur les eaux sénégalaises « 

Nous sommes le 13 mars et cela fait maintenant presqu’une semaine que l’équipage de Nijerez s’est écrié : Terre en vue !

Eh oui le mercredi 7 mars, après 17jours et 17 heures de traversée depuis la  ville de Mindelo au Cap-Vert, nous sommes arrivés à Charlotteville sur l’île  de Tobago, appartenant à l’archipel de Trinidad et Tobago, au sud des Antilles. Nous voici à l’ouest de l’Atlantique, en route vers la Guadeloupe à présent. Mais quelques étapes nous séparent encore de notre escale en Guadeloupe…

A très vite !

 

 

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